ibou est un moteur de recherche conversationnel français, développé par la société Babbar, fondée en 2019 par Sylvain Peyronnet et Guillaume Pitel. Il s’appuie sur un index et un crawler propriétaires, ce qui le rend complètement indépendant techniquement. Sa première brique publique, ibou Explorer, un flux de découverte d’articles conçu comme une alternative à Google Discover, ouvre en mars 2026 et ibou Acualité en septembre de la même année.
Le moteur conversationnel complet est annoncé pour fin 2026. Le projet se distingue par une thèse explicite : le modèle de langage sert à comprendre et rédiger, la connaissance reste dans l’index et dans les sources. ibou promet de renvoyer le trafic vers les éditeurs plutôt que de se substituer à eux.
Origines : une équipe venue du SEO et de la recherche
ibou naît au sein de Babbar, société cofondée en 2019 par Sylvain Peyronnet et Guillaume Pitel et installée à Évreux, en Normandie. Avant ibou, Babbar édite des outils destinés aux référenceurs. Selon Sylvain Peyronnet, ces outils font tourner en arrière-plan un moteur de recherche pour « comprendre ce que fait Google » et fournir des données aux professionnels du SEO.
Sylvain Peyronnet, PDG de Babbar puis d’ibou, est un ancien enseignant-chercheur en intelligence artificielle. Il a été responsable scientifique (Chief Science Officer) de Qwant, qu’il quitte en 2019. Il développe son premier algorithme de moteur de recherche dès 2005. Avec son frère Guillaume Peyronnet, il anime un blog technique sur le référencement et édite l’outil d’optimisation sémantique YourTextGuru.
Guillaume Pitel, directeur technique, est ingénieur EPITA et docteur en informatique et linguistique computationnelle. Il fonde eXenSa en 2011, société de traitement de données textuelles et d’apprentissage automatique à grande échelle. Chez Babbar, il bâtit le crawler et l’infrastructure d’indexation qui servent de socle à ibou.
Ce socle technique précède ibou de plusieurs années. Barkrowler, le crawler historique de Babbar, explore entre 2 et 3 milliards de pages par jour selon Guillaume Pitel. Sylvain affirme en 2025 qu’il tourne sur six à huit serveurs. Les serveurs appartiennent à l’entreprise et sont installés à Marcoussis (Essonne), complétés par des machines administrées chez OVH et Scaleway, sans recours au cloud.



