NicheObserver

NicheObserver est une plateforme d’exploration des marchés du web conçue par Kevin Richard, connu dans le SEO francophone sous le pseudonyme 512banque et créateur de SEObserver. La plateforme complète n’est pas encore ouverte : début octobre 2026, sa page d’accueil l’annonce toujours comme « bientôt disponible ». Ce que vous pouvez utiliser aujourd’hui, c’est Reach, un outil gratuit présenté le 8 septembre 2026, qui donne un ordre de grandeur de l’audience d’un domaine à partir du Chrome UX Report, le jeu de données public de Google.

Un projet construit en public

Kevin Richard est développeur et référenceur. Il a créé SEObserver, outil de suivi SEO installé de longue date sur le marché français, et se présente désormais sur X comme celui qui a bâti SEObserver et construit NicheObserver. Le nouveau projet reprend la même logique d’observation à grande échelle, appliquée cette fois à la découverte de niches et de marchés plutôt qu’au suivi des positions.

Durant l’été 2026, il en documente l’avancement sur son compte X. Fin juillet, il montre un cas d’usage : trouver des forums pour une campagne de ninjalinking. Fin août, il indique que la découverte des domaines est réglée et que le chantier suivant consiste à les prioriser, en croisant des métriques de trafic, de liens et des indices « business » qui distinguent une vraie activité d’une page de parking. Il parle au pluriel, ce qui suppose une équipe, mais les sources publiques consultées ne nomment personne d’autre que lui.

Reach, un détour devenu produit

Reach n’était pas prévu. Le 19 août 2026, Kevin Richard raconte qu’en travaillant sur NicheObserver, l’équipe a repéré une source de données gratuite et peu exploitée, et annonce un outil gratuit accompagné d’une étude. La source en question est le Chrome UX Report, ou CrUX, que la plupart des professionnels connaissent seulement à travers PageSpeed Insights et les Core Web Vitals.

Le raisonnement est exposé dans une note de recherche publiée en août 2026 sur le site. Pour figurer dans le CrUX, une origine doit être accessible publiquement et assez fréquentée pour que Google puisse produire des statistiques anonymisées. Sa simple présence dans une table mensuelle, puis la tranche de popularité où Google la range, deviennent donc un indice d’audience. Kevin Richard présente l’outil en direct sur X le 8 septembre 2026. Abondance en rend compte le lendemain et rapporte l’ambition formulée pendant le live : « dépixeliser la data » du CrUX pour la rendre exploitable par les référenceurs.

Ce que le score dit d’un site

Vous saisissez un domaine, un sous-domaine ou une URL. Reach renvoie un score de 0 à 100, la tranche de popularité correspondante (du Top 1 000 au Top 50 millions), le marché principal probable avec un niveau de confiance, les origines qui portent l’audience (application, blog, documentation) et 24 mois d’historique. Le site propose aussi un comparateur, un mode bulk pour traiter des listes, une page des domaines qui gagnent ou perdent du terrain et un Top 1 000 par pays.

La base a grossi depuis le lancement. Les chiffres relevés par la presse en septembre faisaient état d’environ 35 millions de domaines interrogeables sur 24 mois. Début octobre 2026, le site en affiche 48,1 millions sur 47 mois, 54,1 millions d’origines et 238 pays et territoires, dont 13,9 millions de domaines observés pour le seul mois d’août 2026. La répartition illustre le poids de la longue traîne : 822 domaines atteignent le score maximal, plus de six millions plafonnent à 10.

Des limites assumées

La méthodologie publiée prend soin de borner ce que l’outil affirme. Le score n’est pas un nombre de visites, et Google ne publie pas ce chiffre. Une tranche Top 1 000 ne dit pas si le site est 17e ou 904e, raison pour laquelle les listes par pays sont triées par ordre alphabétique plutôt que classées. Safari et iOS sont hors périmètre, puisque le CrUX ne couvre que Chrome sur ordinateur et Android. Un domaine absent n’est pas un domaine sans visiteurs, et une variation du score peut venir d’un changement de couverture autant que d’un changement de trafic.

Reach ne décompose pas non plus les sources de trafic et ne fournit pas de visiteurs uniques. Le site se positionne malgré tout comme une alternative gratuite à Similarweb pour une question précise : ce site reçoit-il du monde, et dans quel sens cela évolue-t-il ? NicheObserver précise enfin qu’il est indépendant de Google et ne revendique aucune propriété sur la donnée brute.

API, extension Chrome et agents IA

L’outil a été pensé pour être interrogé par des machines autant que par des humains. Une API documentée renvoie les mêmes données en JSON, et un serveur MCP s’installe en une commande dans Codex ou Claude Code, ce qui permet à un agent de comparer des domaines ou de suivre leur historique sans passer par l’interface. L’interface elle-même est disponible en dix langues.

Une extension Chrome, « NicheObserver – Stack & Traffic », publiée sous le nom de Kevin Richard, affiche le score dans la barre du navigateur pendant la navigation. Elle détecte aussi, localement, la plateforme technique d’un site et ses pixels publicitaires. Ce second volet donne un aperçu de la direction prise par la plateforme complète : repérer des acteurs par leurs technologies et leurs modes de monétisation.

Où en est la plateforme

Début octobre 2026, NicheObserver reste en accès anticipé. Vous pouvez créer un compte et laisser votre adresse pour être prévenu de l’ouverture, aucune date n’étant annoncée. D’après Abondance, Reach s’appuie pour l’instant uniquement sur les données gratuites du CrUX, et une offre payante est prévue au moment du lancement complet. Kevin Richard continue de présenter l’outil dans les médias spécialisés : il était l’invité de l’épisode 155 du podcast MVP, diffusé le 23 septembre 2026.

Les personnalités de NicheObserver

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